Les Villes Au Moyen Age Dissertation Proposal

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Les universités et la ville au Moyen Âge

Cohabitation et tension

Series:

In the Middle Ages, the presence of a university was a source of prestige, allure and human resources for the host town, to the extent that urban authorities sought to prevent any attempt to secede to another city. However, if the benefits of a university seemed obvious (although some major cities in medieval Europe never had one, nor sought to have one), the risks of its presence were not negligible: trouble and disorder, the privileges of the students and the Masters, etc. This book seeks to make an assessment, on a European scale, of the various ways in which the university was integrated into the city: in urban respects as much as cultural, the Studium generale marked its town, and the members of the university were often used by local institutions to be drawn upon as if from a fish pond. Contributors are: Angel Vaca Lorenzo, José Martin Martin, Carlos Heusch, Jacques Verger, Jürgen Miethke, Robert Gramsch, Karl Ubl, Sante Bortolami, Elda Forin, Carla Frova, Patrick Gilli, Nathalie Gorochov, Julian Munby, Olivier Marin and Maria Helena da Cruz Coelho.
Publication Date:
31 August 2007
ISBN:
978-90-47-42078-1

    Biographical Note

    Table of contents

    Readership

    Patrick Gilli, professor of Medieval History at the University of Montpellier-III has written several studies on the cultural and political history of the Middle Ages, including La noblesse du droit. Débats et controverses sur les juristes et la place du droit en Italie (XIIe-XVe siècles), Paris, 2003, and Villes et sociétés urbaines en Italie (milieu XIIe-milieu XIVe siècles), Paris, 2005. Jacques Verger, professor of Medieval History at the University of Paris-IV Sorbonne, is a well-known specialist in the history of medieval universities and has published numerous volumes on the subject. Daniel Le Blévec, professor of Medieval History at the University of Montpellier-III, is specialised in the history of religion and also has an interest in the history of medicine. He has co-edited the book L'Université de médecine de Montpellier et son rayonnement (XIIIe-XVe siècles) (Brepols, 2004) with Thomas Granier.
    Introduction: Universités et villes au Moyen Âge entre contacts, frictions et intérêts mutuels – Patrick Gilli (Université Paul-Valéry Montpellier III) I. L’UNIVERSITÉ DANS SES MURS ET DANS LA VILLE 1. Le campus de l’université de Salamanque au Moyen Âge. Besoins fonctionnels et réponses immobilières – Ángel Vaca Lorenzo (Université de Salamanque) 2. Oxford: The Medieval University and the Town – Julian Munby (Oxford) 3. Les lieux du savoir: Contribution à la topographie universitaire pragoise (1348–1415) – Olivier Marin (Université Paris XIII) II. L’UNIVERSITÉ FACE AUX AUTORITÉS URBAINES 4. L’université et son environnement : Relations entre les autorités académiques, municipales et ecclésiastiques dans la Salamanque médiévale – José Luis Martín Martín (Université de Salamanque) 5. Villes et universités dans la couronne d’Aragon (XIVe–XVIe siècles) – Carlos Heusch (E.N.S. Lyon) 6. Universität, städtische Politik und städtische Führungsgruppen in Erfurt, 1379/92–1509 – Robert Gramsch (Université de Iena) 7. Évêque et chanoines dans une université d’État : le cas de Padoue dans la première moitié du XVe siècle – Elda Martellozzo Forin (Université de Padoue) 8. Comunauté estudiantine, societé citadine et pouvoir politique à Padoue aux XIII–XIVe siècles – Sante Bortolami (Université de Padoue) 9. Université et pouvoirs urbains dans une ville communale: Pérouse – Carla Frova (Université de Pérouse) 10. Villes capitales, états territoriaux et universités (XIVe–XVe siècle) : Pavie-Milan, Padoue-Venise, Pise-Florence – Patrick Gilli (Université Paul-Valéry) III. UNIVERSITÉS ET SOCIÉTÉS URBAINES 11. Les conflits « Town and Gown » au Moyen Âge : essai de typologie – Jacques Verger (Université de Paris-IV – Ecole pratique des Hautes Etudes) 12. L’Université recrute-t-elle dans la ville ? Le cas de Paris au XIIIe siècle – Nathalie Gorochov (Université Paris XII – Val de Marne – CNRS) 13. Die Stellung der Stadt Wien zur Universität im 14. Jahrhundert – Karl Ubl (Université de Tubingen) 14. Coimbra et l’université : complémentarités et oppositions – Maria Helena da Cruz Coelho (Université de Coimbra) 15. Disciplines académiques et modernité des savoirs : le choix d’une politique culturelle à Florence (fi n XIVe–milieu XVe siècle) – Patrick Gilli (Université Paul-Valéry) 16. Nichtjuristische Karrieren von universitätsbesuchern – Jürgen Miethke (Université de Heidelberg) Conclusion – Jacques Verger Index Nominum Index Locorum
    All those interested in medieval studies, in history of universities; in urban studies.

    La ville, phénomène spatial et social organisé, n'est pas une invention du Moyen Âge. Souvent prolongement ou réactivation d’une ville antique préexistante, les villes au Moyen Âge ont connu un essor important et des formes et des modes de développement originaux. Le concept de ville médiévale dans l’Occident a notamment été défini par comparaison avec celui de ville du monde arabe, peut-être avec exagération. Toutefois le développement du « fait urbain » durant cette longue période historique répond à des logiques opératoires sensiblement différentes selon de vastes ères culturelles et dont les aspects peuvent être étudiés comme des modèles distincts, d’où la spécificité, par exemple, de ce phénomène pour la Chine.

    La ville médiévale en Occident[modifier | modifier le code]

    La ville se différencie de la campagne par ses murailles élargies à plusieurs reprises en fonction du développement urbain. La renaissance démographique, agricole et commerciale des XIe et XIIe siècles transforme la ville. Les villes sont souvent situées dans des endroits stratégiques comme un estuaire, un cours d'eau navigable, un dernier pont avant l'embouchure d'un fleuve, un carrefour, des routes de commerce ou de pèlerinage. Dès le Xe siècle, des bourgs se développent à côté des cités, autour d'une riche abbaye ou près des remparts d'un château. Certaines villes s'agrandissent en cercles concentriques autour d'un édifice religieux, comme la ville de Reims, dont l'extension s'effectue à partir des deux centres de la basilique Saint-Remi et de la cathédrale Notre-Dame. L'accroissement de la population et de la superficie de la ville reflète son dynamisme, même si les villes du Moyen Âge restent peu peuplées. La majorité d'entre elles comptent entre 5 000 et 10 000 habitants. Paris avec environ 200 000 habitants au XIIIe siècle est la plus grande ville médiévale en Occident.

    La ville au tournant de l'Antiquité et du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

    Entre le IIIe et le Ve siècle, la ville de l'Empire romain se dote de remparts pour se protéger des invasions barbares : à Rome, le Mur d'Aurélien, construit dans les années 270, vient renforcer la défense urbaine. Cependant, cette fortification n'empêche pas les Wisigoths (en 410) de piller la ville — cette date marquant, pour certains historiens, la fin de l'Antiquité et le début du Moyen Âge. La population urbaine diminue et une partie des riches propriétaires se réfugient dans leurs villas rurales fortifiées, ce qui explique les phases tant de remblais que d'occupation appartenant à cette époque[1]. Les peuples germaniques mettent à sac plusieurs cités en Occident comme dans l'Empire d'Orient. Paris est épargnée par les Huns en 451 mais Trèves est prise par les Francs en 440. Plusieurs villes sont abandonnées telles que Noviodunum (Jublains) ou Aregenua (Vieux-la-Romaine). Aussi la population urbaine se retranche et se place sous la protection de l'évêque. En France, les remparts du Mans présentent un exemple rare de conservation quasiment inchangé depuis leur édification.

    L'essor urbain(vers 1000 – vers 1350)[modifier | modifier le code]

    Article détaillé : Renaissance du XIIe siècle.

    À partir de l'an mille, la croissance démographique et rurale et l'essor du commerce provoquent la renaissance des villes et leur extension. Elles restent cependant de taille modeste et leur population atteint difficilement quelques milliers d'habitants au XIIe siècle[2]. Le signe visible de ce renouveau urbain est l'élargissement des enceintes et la création de nouvelles paroisses urbaines. À Paris, l'enceinte de Philippe Auguste est insuffisante[3]. À Rouen, une troisième muraille est construite au nord et à l'est.

    Le nouvel essor des villes commence en Flandre et dans le nord de la France, à Bruges, Saint-Omer, Arras[4], puis se poursuit vers le Midi. Des bourgs grandissent autour d'un château (bourg castral, comme Amboise, Vendôme), d'un monastère (bourg monastique, Moissac, Munster), d'une cathédrale (bourg ecclésiastique, Châlons-en-Champagne, Limoges), ou bien près d'une ancienne cité (Nantes,Bordeaux, Poitiers). Les bourgs qui se développent avec le plus de dynamisme se constituent autour d'un marché : une production spécialisée (draps de Flandre…) et une situation géographique favorable (port de commerce, routes) permettent un accroissement certain[5].

    À noter aussi les créations urbaines ex-nihilo nombreuses dans certaines régions, qui résultent de l’action des pouvoirs politiques, comme ce fut le cas des bastides dans le sud-ouest de la France.

    Devant la difficulté à définir une communauté comme une ville, du fait de la grande variété des situations, les chercheurs actuels considèrent que la présence du couvent d'un ordre mineur (Franciscains, Dominicains) est l'indice le plus probant pour attribuer ce qualificatif de ville. Toutefois ce critère n'est valable qu'à partir du début du XIIIe siècle, date à laquelle sont apparus ces différents ordres.

    La ville à la fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

    Plusieurs villes françaises ont conservé une structure viaire et un aspect médiéval, par exemple Troyes, Rouen, Strasbourg, Metz, Lyon ou Vitré.

    Les villes sont organisées autour de la cathédrale (ville ecclésiale) ou du château (ville castrale) ; sont protégées par leurs murs (remparts).

    Au cours du bas Moyen Âge, la population des villes explose, la ville fortifiée (le bourg) devient trop étroit, on construit alors hors des murs des faubourgs, littéralement des « faux bourgs », protégés par de nouvelles enceintes suivant une évolution radio-concentrique. Le tissu urbain se densifie, l’espace public y est très réduit et se limite aux voies et à quelques parvis. Les villes doivent faire face à des problèmes d'hygiène (absence d'égouts, maladies, rats…).

    Pollution et hygiène...[modifier | modifier le code]

    Bien que les représentations iconographiques du Moyen-Âge (peintures, gravures, tapisseries...) dépeignent les rues des villes comme luisantes de propreté, la réalité était plus catastrophique. De nombreux écrits mentionnent la saleté des rues, ne serait-ce qu'en évoquant les toponymes (les noms qu'on leur donne) : rue Cave, Trou Punais, la Sale, Foireuse, Basse-Fesse, du Bourbier... Un document de 1412 mentionne une place Marcadal (quartier fangieux) et des fossés nauséabonds à Lourdes. Les rues sont polluées par les nuisances de chantiers, les ateliers débordent sur la chaussée, les habitants y jettent leurs seaux d'urine et d'excrément, certains défèquent dans la rue ; les ouvroirs des particuliers et les eaux stagnantes des pluies créent des terreaux d'immondices. Circuler dans la rue représente un réel danger et une expérience désagréable, entre les boues, les eaux et les saletés qui envahissent la chaussée, et la circulation d'animaux (cochons, volailles, chevaux, chiens errants...) et de marchands ambulants.[6]

    Les villes de l'empire byzantin[modifier | modifier le code]

    La plus grande des villes byzantines est Constantinople. Les récits des voyageurs arabes célèbrent sa richesse et sa beauté.

    L'empire byzantin disparaît à la suite de la conquête de Constantinople, mais laisse de beaux héritages, comme la basilique Sainte-Sophie construite au VIe siècle, située actuellement à Istanbul (Turquie).

    Le monde urbain de la civilisation arabo-musulmane[modifier | modifier le code]

    La civilisation arabo-musulmane, née au VIIe siècle, a été une civilisation urbaine. Les activités de commerce et d'artisanat s'y concentraient. Les conquérants arabes ont fondé de nombreuses villes : Bagdad, Le Caire… Les souks (en Afrique) et les bazars (en Asie) étaient des marchés urbains où l'on vendait des épices, des tissus. Ils se situaient autour de la Grande Mosquée et offrait une multitude de petites ruelles. Bagdad a été créée par le calife Al-Mansour qui en aurait, selon la légende, dessiné les plans. Le géographe Al-Muqqadasi décrit Damas dans La Meilleure Répartition pour la connaissance des provinces : « Damas, capitale du Sâm (Syrie), résidence royale sous les Omeyyades, renferme des vestiges de leurs palais, constructions de bois et de brique crue. La ville est entourée de fortifications, elles aussi en brique […]. La plupart des marchés sont couverts, mais il en est un, fort beau, à ciel ouvert, qui court sur toute la longueur de la ville. C'est un pays sillonné de cours d'eau, cerné d'arbres, où les fruits abondent et où les tarifs sont bas. Il peut y neiger et l'on y trouve des produits des deux hémisphères. On ne voit nulle part des bains aussi beaux, des fontaines aussi merveilleuses […]. La Grande Mosquée est ce que les Musulmans ont de plus beau aujourd'hui. »

    Article connexe : Médina.

    Les villes des civilisations précolombiennes[modifier | modifier le code]

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    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. Archéologie médiévale, Centre de recherches archéologiques médiévales, , p. 251.
    2. ↑J. Le Goff (dir.), op. cit., p. 100
    3. ↑À ce sujet, voir Paris à l'époque de Philippe Auguste.
    4. ↑Le Goff (dir.), op. cit., p. 101
    5. ↑J. Le Goff (dir.), op. cit., p. 180
    6. ↑J-P. Leguay, La Pollution au Moyen-Âge, Editions Gisserot Histoire,

    Voir aussi[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • Simone Roux, Le monde des villes au Moyen Âge, Hachette, Paris, 1994, (ISBN 2-01-019593-0)
    • Jean-Pierre Leguay, La rue au Moyen Âge, éd. Ouest-France, 1984, (ISBN 2-85882-489-4)
    • Jean-Pierre Leguay, Un réseau urbain au Moyen Âge : les villes du duché de Bretagne aux XIVe et XVe siècles, Maloine, Paris, 1981
    • Jacques Heers, La ville au Moyen Âge
    • Noël Coulet (sous la dir. de) et Olivier Guyotjeannin (sous la dir. de), La ville au Moyen Âge, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, 1998, (ISBN 2-7355-0422-0)
    • Jacques Le Goff (dir.), Histoire de la France urbaine II : La Ville médiévale, Seuil, (ISBN 2-7355-0422-0)
    • Thierry Dutour, La ville médiévale, Odile Jacob, Paris, 2002

    Articles connexes[modifier | modifier le code]

    Liens externes[modifier | modifier le code]

    Plan reconstitué en 1705 représentant Paris en 1223.
    Une rue d'aspect médiéval à Honfleur en Normandie
    Maison de la rue Saint-Romain, Rouen
    Plan de la ville de Bagdad entre 767 et 912.

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